Comptes fermés et virements refusés : des banques françaises accusées de freiner la solidarité avec la Palestine
Depuis près de deux ans, plusieurs organismes financiers français multiplient les mesures restrictives à l’encontre d’associations, de collectifs et de particuliers engagés dans la solidarité avec le peuple palestinien. Fermetures de comptes, refus de virements, contrôles renforcés : pour de nombreuses organisations, ces pratiques constituent un véritable obstacle à leurs actions humanitaires, culturelles ou politiques.
Derrière ces décisions, les banques invoquent généralement leurs obligations de vigilance dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Mais pour les groupes visés, ces justifications cachent une forme de « débancarisation politique », qui affecte directement la société civile et entrave la collecte de fonds nécessaires aux projets de solidarité.
Cette rigueur contraste, selon l’article, avec l’attitude des mêmes établissements face à des entreprises ou des projets impliqués dans la colonisation israélienne, que les banques continuent de financer ou d’accompagner sans la même prudence. Une asymétrie qui suscite de vives critiques, d’autant qu’elle intervient dans un contexte humanitaire extrêmement tendu à Gaza et en Cisjordanie.
Pour les associations concernées, ces restrictions bancaires s’ajoutent désormais aux nombreux défis auxquels se heurte la solidarité avec la Palestine. Elles demandent davantage de transparence, ainsi qu’une application équitable des règles financières, afin que l’accès aux services bancaires ne devienne pas un outil de pression politique.

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